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Connectivité : Vers la voiture « intelligente »

jeudi 13 juillet 2017, par GUILLAUME ROUL

Dans Retour vers le futur, trilogie culte des années 80, Hollywood nous prédisait pour 2015 des voitures volantes carburants aux déchets recyclés. La date fatidique est dépassée et la plupart de nos voitures continuent à raser le bitume et à consommer du pétrole. En revanche, ce que Doc Brown et Marty Mc Fly n’avaient pas anticipé, c’est que nos automobiles seraient de plus en plus autonomes et connectées. Grâce aux téléphones mobiles d’abord et désormais avec leurs propres systèmes connectés, les informations qui affluent au véhicule et au conducteur ne cessent d’augmenter, changeant profondément la nature des véhicules, de leur conduite et de leur usage professionnel.


Le développement de la télématique routière, appelés aussi STI pour Systèmes de transport intelligent (ou ITS pour les anglophones) ne cessent de se développer. Selon une étude de l’Observatoire du Véhicule d’Entreprise, en 2016 près d’un quart des entreprises françaises avaient opté pour des solutions télématiques dans leurs flottes. Une autre étude concernant les nouvelles tendances de l’utilisation du véhicule de fonction en location longue durée a été menée, elle aussi l’année dernière, par le loueur LeasePlan.

Cette étude MobilityMonitor portait sur 4 000 conducteurs, dans 17 pays et faisait apparaître que près de la moitié des conducteurs interrogés (46 %) se sentiraient à l’aise avec un dispositif de télématique installé à bord de leur véhicule. La tendance est d’ailleurs confirmée par la plupart des loueurs longue durée LLD qui notent que leurs clients, petits et grands, en plus des prestations classiques généralement intégrées aux contrats que sont les pneumatiques, l’assistance et la maintenance, s’intéressent de plus en plus aux offres télématiques.

Les entreprises qui s’équipent de ces technologies, soit par le biais d’un prestataire, soit en utilisant les outils proposés par les constructeurs, poursuivent un, plusieurs ou tous les buts suivant  : réduire leur consommation de carburant, améliorer la sécurité de leurs collaborateurs, optimiser le coût d’utilisation des véhicules, proposer des solutions d’autopartage efficaces, et rendre plus opérationnels les employés sur la route.

Connectivité et sécurité

Le risque routier reste aujourd’hui la première cause de décès au travail en France et on recense environ 20 000 accidents de la route dans le cadre professionnel chaque année. Les boîtiers installés sur les véhicules permettent de remonter toujours plus de données, toujours plus vite aux gestionnaires de parcs. En permettant d’assurer un entretien efficace des véhicules, ils aident à optimiser son TCO (on y reviendra) mais ils peuvent aussi améliorer la sécurité des personnes en alertant les gestionnaires de l’usure des freins ou de l’état des pneumatiques par exemple.

Certaines de ces données permettent aussi et en temps réel de repérer des comportements à risque du conducteur : accélérations ou freinages brusques à répétition par exemple. Même la fatigue au volant, qui est la principale cause des accidents mortels sur autoroute, peut être prévenue par certains boîtiers. Grâce à une caméra, le boîtier doté d’un système de reconnaissance faciale détecte les signes de fatigue et d’inattention, bâillements, clignement des paupières... Il alerte alors le conducteur et éventuellement le gestionnaire de flotte qui pourra mener des actions de prévention.

Le système «   eCall  », qui sera obligatoire sur tous les véhicules neufs au printemps 2018, permet quant à lui d’appeler automatiquement les secours lorsqu’un accident grave est détecté. Le système compose le 112 et transmet aux secours l’heure de l’accident, la localisation du véhicule, son modèle, sa direction et le nombre de passagers. Les secours peuvent ainsi intervenir au plus vite et plus efficacement.
Un autre outil de sécurité lié à la géolocalisation est en voie de développement, le LAVIA, un limiteur s’adaptant à la vitesse autorisée. À partir de la position GPS du véhicule, son rôle est d’empêcher le véhicule d’être en excès de vitesse. Rassurez-vous, en cas de besoin, il peut toutefois être neutralisé par un simple appui énergique sur la pédale d’accélérateur.

Attention, une fois que des informations concernant des comportements de conduite dangereux reviennent à vos entreprises, il est de votre responsabilité de prévenir le risque routier comme tous les risques professionnels en proposant séminaires, formations, journées de sensibilisation... (voire le Document Unique).
Outre son action technologique, la télématique a un pouvoir régulateur psychologique immédiat sur le conducteur en l’encourageant à être plus attentif. Elle contribue à son confort de conduite, à travers notamment la navigation connectée et l’info-trafic ou en suggérant des solutions de contournement, contribuant ainsi à réduire le stress et donc les risques d’accident.

Un grand nombre de conducteurs ayant répondu à l’étude MobilityMonitor estiment d’ailleurs que la télématique modifierait leur comportement de conduite, certains qu’elle les inciterait à conduire plus prudemment ou à être plus attentifs à la consommation ou encore à conduire plus lentement.

Connectivité et TCO

Bonne nouvelle, bien qu’un peu cynique, en protégeant la santé de vos employés, vous améliorez aussi automatiquement le TCO des véhicules. D’abord, le comportements plus responsable de vos collaborateurs sur la route aura évidemment pour conséquence immédiate une sinistralité en recul et des coûts d’assurance en baisse. Tout est lié, les modules d’écoconduite promettent du seul fait d’une vitesse moindre, d’éviter certains accidents (de 10 à 15 %) et de réduire leur gravité.
Mais les boîtiers télématiques ont bien d’autres vertus économiques. Les modules d’écoconduite sont d’ailleurs ceux que les entreprises associent le plus vite aux boîtiers de géolocalisation car ce sont ceux qui promettent le retour sur investissement le plus évident.

Comme pour la sécurité, la remontée d’indicateurs de performances : vitesse, accélération et freinage plus ou moins brusques, temps d’arrêt moteur tournant, décélération frein moteur, rythme du passage des vitesses permet de proposer des conseils au conducteur avant ou même pendant les trajets, cette fois pour améliorer sa consommation. Selon l’ADEME, certains comportements routiers conduisent à consommer en moyenne 20 % de carburants en plus que nécessaire.

Certains modules proposent des interfaces ludiques. Des systèmes très légers comme TomTom Curfer, Xee ou encore Oocar qui se branchent sur la prise ODB (la prise diagnostic) de la voiture et communiquent avec les smartphones pour transférer en continu des données telles que le régime moteur, le rapport engagé, les distances parcourues, l’allure puis pour les restituer sous forme de scores de conduite améliorables.

Et comme le jeu est souvent une bonne forme de motivation, il est possible grâce à des boîtiers communs à l’entreprise de réaliser des challenges internes pour motiver vos collaborateurs et même des challenges inter entreprises. Comme pour la sécurité, il peut être intéressant de s’adresser à des organismes de formation comme Mobigreen, Centaure ou l’Afpa par exemple pour accompagner ces changements.

Mais pour améliorer le TCO de la voiture, les systèmes télématiques vont avoir bien d’autres impacts que l’accidentalité et la consommation. Des systèmes comme TomTom Telematics ou Webconnect de Masternaut promettent par exemple d’optimiser les trajets, permettant de réduire encore la consommation de carburant. Si l’on ajoute la meilleure gestion de l’entretien des véhicules et de leur kilométrage en particulier dans le cadre de la LLD, au total un usage optimisé grâce aux solutions télématiques permet d’économiser selon les prestataires jusqu’à 70€ par mois et par véhicule.

Cela dit ce gain n’est pas net. Tous ces systèmes télématiques ont bien sûr un coût. Si vous équipez vos propres véhicules chez les pure players, vous payerez un abonnement qui peut aller jusqu’à une vingtaine d’euros par véhicule. Si vous recourez à la location longue durée, le service sera facturé mais représentera un surcoût moindre. Chez Arval, le système Arval Active Link, est facturée 3 euros par mois et par véhicule. Trois options à 2 euros chacune complètent l’offre (Active Journey pour analyser les trajets, Active Routing pour gérer les conducteurs en temps réel et Active Sharing pour faciliter la gestion des véhicules en autopartage). Pour proposer ce tarif concurrentiel, Arval prend à sa charge une partie des frais, la télématique le conduisant lui-même à réaliser des gains de productivité. Le loueur espère avoir équipé l’ensemble de sa flotte d’ici à 2020.

D’autres solutions existent, les constructeurs proposent leurs propres solutions intégrées. Renault a lancé Pro+board en novembre 2014 qui permet de suivre le kilométrage, la consommation, les émissions de CO2 et de bénéficier d’alertes techniques. Chez PSA, les offres Peugeot Connect Fleet Management et Citroën Active Fleet Data, conçue avec Orange Business ¬Services, proposent eux aussi des abonnements pour de la gestion de parc, de l’écoconduite et de la géolocalisation. Au début de la décennie, le marché était disputé par 50 à 60 acteurs mais on observe un phénomène de concentration accélèré.

Enfin, la connectivité des véhicules permet d’optimiser leur éventuelle sous utilisation. La rationalisation de son parc permet de réduire les coûts en substituant à des modes de déplacements coûteux tels que la location courte durée, le taxi ou les indemnités kilométriques, des solutions d’autopartage ou de covoiturage. C’est par exemple ce que propose la solution e-Colibri de Mobility Tech Green.

Télématique et productivité.

Une fois encore, une partie des gains de productivités découle des gains réalisés pour la sécurité ou l’écoconduite : un collaborateur qui n’est pas arrêté, ou moins longtemps, est plus productif et s’il passe moins de temps sur la route grâce à la géolocalisation, il en passe plus sur son cœur de métier, au bureau, ou avec des clients par exemple.

Mais les outils et les nombreux capteurs qu’il est possible d’embarquer sont capables de rendre bien plus de services encore dans toutes sortes de métiers : on l’a vu ils permettent d’améliorer le suivi d’exploitation, la gestion de parc, la gestion du carburant et peuvent aussi gérer la traçabilité des produits (pour surveiller ou démontrer en cas de problème le respect de la chaîne du froid par exemple), accélérer celle des interventions, communiquer directement les factures au service qui les gère, connaître la station service la plus proche correspondant à sa carte carburant, sortir au besoin de son coffre-fort numérique une copie de son permis de conduire ou de sa carte grise, gérer les plannings de tournée et même protéger dans une certaine mesure les véhicules du vol.

Ces systèmes améliorent donc le confort de travail des conducteurs en réduisant le temps passé sur la route et au téléphone, le nombre de papiers à remplir et participent à une meilleure productivité. Selon l’Étude McKinsey, les outils télématiques peuvent permettre aux conducteurs de gagner 50 minutes de trajet par jour en d’autres mots un peu plus de 4 heures par semaine...

Sur un autre front, depuis quelques mois, TomTom Telematics s’est associé au spécialiste des logiciels de comptabilité sur cloud Sage. Ainsi, TomTom offre à ses clients flotte une gestion de leur comptabilité en temps réel et les clients de Sage bénéficieront de toutes les fonctionnalités du logiciel de gestion de flotte TomTom Webfleet.

La voiture autonome

Le moindre véhicule low cost embarque aujourd’hui une batterie de systèmes électroniques, souvent connectés. Les véhicules haut-de-gamme quant à eux ne cessent de proposer plus de services et les ordinateurs de bord sont capables de gérer à la fois la navigation (GPS, guidage, cartes routières, info trafic, alertes de zones à risque…) ; la communication (connexion Bluetooth, gestion des appels, des contacts…), le véhicule lui-même (gestion de certains équipements comme la caméra de recul, l’ordinateur de bord avec les données d’économie d’énergie, consommation de carburant…), certains services (assistance, Météo) sans parler du multimédia (radio, musiques MP3, photos et vidéos)

Tous ces systèmes convergent vers un Graal, la voiture autonome. Avant de se pencher sur cette technologie, on peut constater que de nombreux véhicules sont déjà semi-autonomes. L’organisation internationale des constructeurs automobile définit en fait six niveaux d’autonomie d’une voiture : de 0 (elle n’est équipée d’aucun système d’automatisation) à 5, (elle est complètement autonome).
La plupart des véhicules récents appartiennent aux niveaux 1 et 2 : des fonctions sont déléguées au véhicule mais le conducteur est toujours au volant. Dès le niveau 3, l’ensemble des fonctions de conduite est délégué à l’intelligence artificielle, sous réserve que le conducteur puisse reprendre la main.

Le premier acteur a s’être lancé dans la course a été Google avec sa Google Car. D’autres acteurs de la Silicon Valley ont vite suivi, Apple et son projet Titan, Tesla, ou encore Uber. Mais ni les constructeurs de Detroit, ni ceux d’Asie ou d’Europe ne sont disposés à leur laisser le champs libre. Si certains comme Toyota et General Motors se sont partiellement installés à Palo Alto pour traiter ce dossier, toutes les grandes marques automobiles développent, on l’a vu, depuis longtemps, des véhicules de plus en plus automatiques avec l’autonomie complète en ligne de mire.

Le cabinet d’étude Navigant Research a établi un classement des entreprises les plus innovantes dans ce secteur et ce sont des constructeurs historiques qui trustent les places sur ce podium  : Ford, General Motors, et Renault-Nissan. La Silicon Valley a une capacité hors norme d’innovation mais pas (encore  ?) forcément les moyens et surtout l’expérience industrielle de ces concurrents.

Dans cette course, il ne faudrait pas oublier les grands équipementiers qui fournissent aujourd’hui une grande part du savoir-faire des véhicules semi-autonomes et ont l’expérience du secteur. Mais dans cette course, les compétences de chacun sont vouées à converger.

Après l’Europe en mars 2016, le 3 août, le conseil des ministres français a officiellement autorisé l’expérimentation des "voitures à délégation de conduite" sur les routes françaises. Selon le compte-rendu, les véhicules autonomes "sont une étape incontournable vers une mobilité apaisée, une régulation et une sécurisation des trafics, et des transports plus efficaces et plus respectueux de l’environnement" et "constituent l’avenir de l’industrie automobile". "Le véhicule autonome contribuera (à) sauver des vies et réduire le nombre de blessés sur les routes."

Certains prototypes sillonnent donc déjà nos routes comme aux États-Unis et en Asie. Le cabinet McKinsey estime même que les véhicules autonomes représenteront 15 % des ventes en 2030… Certaines questions cruciales devront au préalable être réglées en particulier celui de la responsabilité dans le cas d’accidents.

Aujourd’hui, plus de 90 % des accidents de la route seraient dus à des erreurs de conduite et certains estiment qu’avec les évolutions technologiques, les accidents pourraient être divisés par 5 dans les 25 ans à venir. Mais même si c’était vrai, les 20 % d’accidents restant poseront de nouveaux problèmes.
Pour la première fois en mars 2016, la responsabilité d’une Google Car a été mise en cause dans un accrochage et plus récemment, une Volvo d’Uber s’est retrouvée sur le flanc. Si elles avaient appartenu à un particulier ou une autre entreprise, qui aurait été jugé responsable ? La modification de la Convention de Vienne sur la circulation routière a permis d’autoriser l’usage sur les réseaux routiers de systèmes de conduite automatisée, à la condition qu’ils soient conformes au règlement des Nations Unies sur les véhicules, ou qu’ils puissent être contrôlés ou désactivés par le conducteur.

Dans le cas d’une voiture vraiment autonome, c’est la notion même de «  conducteur  » qui devra évoluer pour juger de la responsabilité civile en cas d’accident. Celle du constructeur ou du fabricant, dès lors que la technologie embarquée aura eu un rôle, sera forcément envisagée, d’autant que ce sera sans doute nécessaire pour convaincre les consommateurs de confier leurs vies à des machines.

En l’absence d’un cadre légal clair, Volvo a apporté une réponse nette : son PDG Hakan Samuelsson a en effet d’ores et déjà engagé la responsabilité de la marque en cas de choc impliquant l’une de ses voitures conduite en mode autonome. Volvo a depuis été imité par Mercedes et Google. Mais la loi devra vite se prononcer car d’autres constructeurs, dont Renault, annoncent dès 2020 la sortie de véhicules autonomes au moins de niveau 4, c’est-à-dire dont la conduite sera totalement automatisée dans des situations définies sans surveillance du conducteur sans besoin de reprise en main. L’ambition du constructeur au losange est d’être "le premier (...) généraliste à proposer, à des prix abordables, une technologie eyes off, hands off (sans les yeux, sans les mains), sur des voitures grand public".

En ce moment même, à Lyon des étudiants en troisième année de droit, la cour administrative d’appel, le Barreau de Lyon ainsi que des industriels travaillent sur un scénario censé se passer en 2030 et impliquant une voiture autonome. Ce projet débouchera le 28 juin 2017 sur un procès fictif qui aura pour but de déterminer les responsabilités à imputer aux différentes parties.

Une question subsidiaire de sécurité concerne les risques de hacking. Les voitures connectées sont bien sûr des cibles potentielles pour les cyber criminels. Dès 2015, des chercheurs américains avaient pris le contrôle d’une Jeep Cherokee sur une autoroute américaine par piratage à distance de ses systèmes informatiques. Plus récemment d’autres chercheurs, chinois ceux-là, ont pris le contrôle d’une Tesla S. Au-delà des mesures de sécurité qui devront être prises par les constructeurs de voiture autonome, se pose là encore la question de la responsabilité. En même temps qu’il engageait la responsabilité de Volvo, Hakan Samuelsson demandait d’ailleurs aux autorités compétentes de légiférer sur ces risques.

En termes d’assurances

Les informations collectées par les système embarqués, à propos du comportement au volant du conducteur et de l’état du véhicule, autorisent déjà à estimer au plus près les risques et donc le tarif de l’assurance auto. Une mesure précise des distances parcourues laisse place au développement de l’assurance auto au kilomètre parcouru.

L’enregistrement des données des accidents permet de lutter contre les déclarations frauduleuses. À court terme, tout cela devrait conduire diminuer les tarifs surtout pour les bons conducteurs. C’est ce que propose déjà par exemple le système Allianz Conduite connectée, qui grâce à un boîtier TomTom LINK 100 collecte vos données de conduite qui sont restituées dans une appli installée dans votre mobile. Si ces données montrent que vous avez une conduite responsable, vous pouvez bénéficier d’une réduction allant jusqu’à 30 %.

Mais la voiture autonome pose des questions bien plus importantes. Depuis un an, Allianz toujours, applique jusqu’à 25 % de réduction sur les primes d’assurance concernant des voitures équipé d’au moins une technologie d’assistance à la conduite : système de stationnement automatique intégrant la gestion de la direction, de l’accélération ou du freinage, régulateur de vitesse avec fonction automatisée de freinage, freinage d’urgence autonome... Tant que ces véhicules ne s’adressent qu’aux clients les plus aisés, ça ne change pas fondamentalement le marché. Mais si comme certaines projections le subodorent, le développement de la voiture autonome entraîne un développement du partage automobile au détriment de la propriété, le parc pourrait être divisé par deux et la sinistralité chuterait, on l’a vu, radicalement. Le travail des assureurs en serait inéluctablement transformé.

Guillaume ROUL


Le Document unique.

Le DU (ou DUER) est obligatoire pour toute entreprise de plus d’un salarié. Mis en place par le décret n° 2001-1016 du 5 novembre 2001, il fait obligation de transcrire et de mettre à jour les résultats de l’évaluation des risques pour la santé et la sécurité des travailleurs.

Le document unique doit lister les risques courus par chacun des salariés, préconiser des actions pour les réduire au maximum. Il doit être revu chaque année et à chaque accident du travail. Il doit être tenu à la disposition des employés, des membres du CHSCT ou des instances qui en tiennent lieu, des délégués du personnel, des agents des services de prévention des organismes de sécurité sociale, des agents des organismes professionnels de santé, de sécurité et des conditions de travail et des agents de l’inspection du travail.

En cas de contrôle de ces derniers, vous devez pouvoir fournir un exemplaire du document unique. Si vous ne pouvez pas présenter de DU, vous êtes susceptible de recevoir une amende de 1500 euros puis de 3000 euros en cas de récidive.
En cas d’accident, vous devrez démontrer que vous avez réellement enquêté pour faire l’audit de tous les risques, que vous avez mesuré leur niveau et surtout que vous avez concrétisé votre diagnostic par des actions efficaces. L’usage d’outils télématiques ne vous exonéra que s’il a été suivi d’actions concrètes : Séminaires, formations, journées de sensibilisation.

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