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Mercedes Sprinter Traction : Une nouvelle approche

lundi 10 septembre 2018, par Guillaume GENESTE

La dernière génération de Mercedes Sprinter est disponible en traction. Une solution technique inédite que les ingénieurs de la marque conspuaient jusqu’alors. Pourtant, ce Sprinter traction, non dénué d’intérêt, devrait permettre à l’Etoile la conquête d’une nouvelle clientèle.


Chez Mercedes, les ingénieurs ont considéré, pendant de très nombreuses années, que la propulsion ou la transmission intégrale étaient les seules architectures adaptées aux gros utilitaires, souvent appelés à rouler en charge, le poids sur l’essieu arrière permettant « d’assoir » le véhicule et d’éviter les pertes de motricité. Une vérité qui a ses limites, surtout dans certains pays européens, comme en France ou en Espagne, où les ventes de fourgon se font majoritairement en version traction. Se passer d’environ les ¾ du marché des utilitaires français, le plus important d’Europe, n’était plus acceptable pour Mercedes. D’autant moins que, désormais, l’Etoile produit seul son Sprinter.

Une solution maison

La question de savoir quel allait être le groupe propulseur des nouveaux Sprinter traction a alimenté de nombreuses discussions en amont du projet. Les uns prônaient une association avec Renault, le Sprinter pouvant accueillir l’ensemble moteur boîte du Master à l’image de ce qui existe entre le Vito et le Trafic ; les autres pensaient que Mercedes était capable et surtout allait développer sa propre solution. Ce sont ces derniers qui avaient raison puisque les Sprinter traction reçoit le moteur maison de 2 143 cm3, implanté transversalement. Il est décliné en deux niveaux de puissance : 114 et 143 ch, associé à une boîte mécanique à 6 rapports en série et à une toute nouvelle boîte automatique à 9 rapports en option.

Un air de famille

Extérieurement, la nouvelle génération de Sprinter conserve un air de famille avec la précédente. Pourtant, une très large part des pièces sont inédites, seuls quelques éléments techniques et non visibles par l’utilisateur ont été conservés. Cela concerne, par exemple, les points d’ancrage pour les carrosseries sur les versions châssis-cabine (elles aussi disponibles en version traction) ou certains éléments de tôlerie des fourgons. La face avant est le moyen le plus sûr de faire la différence avec la précédente génération. Les phares sont placés horizontalement, de chaque côté de la large calandre au centre de laquelle trône une grosse étoile. A noter aussi le capot moteur plus plat qu’auparavant, une conséquence de l’apparition de ces nouvelles versions traction, qui ont imposé d’implanter le moteur de façon transversale, augmentant le point haut et imposant ce nouveau capot.

Assistant 2.0

La cabine de conduite du nouveau Sprinter est spacieuse et accueillante. La nouvelle planche de bord, largement inspirée des derniers modèles automobiles de la marque, est flatteuse avec ses aérateurs ronds façon chrome ou encore la large console centrale intégrant (sur les versions haut de gamme) un écran tactile (autre nouveauté chez Mercedes) de 10,25 pouces. Ce système peut permettre de profiter du MBUX (Mercedes Benz User Experience) avec interface vocale qui permet de programmer une destination, un lieu, appeler une personne, connaître des informations sur le véhicule… sur simple demande. C’est le même système qui existe sur les autos de la marque et il s’agit d’une première dans le monde des utilitaires. La cabine de conduite comprend de nombreux espaces de rangements. Tous les Sprinter livrés en France disposent du réglage du volant (mulifonctions) en hauteur et profondeur, du verrouillage centralisé, de vitres électriques, d’un verrouillage centralisé, du système de maintien dans la file en cas de coup de vent latéral…

Plaisant mais bruyant

Il nous a été possible d’essayer le nouveau Sprinter dans sa version L2H2, qui représentera une très large part des ventes dans l’Hexagone, avec le moteur développant 143 ch en boîte mécanique. Le moteur, bien connu chez Mercedes, dispose d’un niveau de puissance suffisamment élevé pour offrir une bonne polyvalence d’usage. La puissance est disponible à bas régime, permettant des accélérations et des relances convaincantes. En revanche, certains détails de finition au niveau de plastiques, les nombreux bruits d’air et le niveau sonore élevé de la mécanique dans l’habitacle viennent ternir un tableau d’autant plus plaisant que le confort et le comportement routier n’appellent aucune critique particulière.

De nouveaux horizons

Bien que disponibles uniquement avec le moteur 2.2 l dans ses plus petites déclinaisons, le Sprinter traction est un véhicule globalement réussi. Plus abordable, il permet aussi de profiter d’un volume utile légèrement plus important grâce à son seuil de chargement placé plus bas. De quoi attirer une nouvelle clientèle malgré certains détails de finition trop légers.

Guillaume Geneste

FICHE TECHNIQUE
Motorisations  : 4 cyl. 2 143 cm3
Puissance  : 114 / 143 ch
Equipements de série : Direction assistée, cloison de séparation, airbags, ABS, ESP, antipatinage, aide au démarrage en côte, vitres teintées, régulateur / limiteur de vitesse (liste précise non encore déterminée)
Volume utile maxi : 10 à 13 m3
Charge utile maxi  : 1 410 kg
Longueur fourgons : 5 267 / 5 932 mm
A partir de : 24 660 € HT

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