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BMW M8 Compétition Gran Coupé, La quintessence de BMW

mardi 13 avril 2021, par Louis DAUBIN

Dans une vie d’essayeur on passe derrière le volant de milliers d’automobiles. De la plus modeste à la plus exubérante. Souvent, l’expérience aidant, on s’aperçoit que la surenchère technique, esthétique, ou technologique sont peu proportionnées avec le gain réel imaginé par le client.


C’est le jeu du rythme des nouveautés. On achète du rêve et c’est tant mieux pour l’industrie. Mais parfois, c’est le choc, l’émotion de la découverte. L’avancée majeure difficile à percevoir au premier abord. La BMW M8 compétition Gran coupé fait partie de ces raretés. Des sportives revendiquées aux performances globales quelconques j’en ai conduit beaucoup. Etre cher c’est facile, mais Il ne suffit pas d’annoncer. Il faut realiser.Et là… je suis resté pantois.
La M8 gran coupé est une longue berline quatre portes, de 5 mètres 10, qui pourrait être belle. Sorte de Maserati quattroporte à l’Allemande, elle n’a pas la distinction et l’élégance de l’italienne de 2003 par la faute d’un habillage un peu trop « parvenu » ou le noir sur abondant, y compris sur le vitrage, tiendrait lieu de chic aux yeux d’un type de clientèle qui confond surcharge voyante et luxe. Mais foin de ces considérations sur l’élégance. La Gran Coupé est une vraie berline, Ce qui est un privilège à ce niveau de performances annoncées. Pouvoir disposer d’espace et de confort est un minimum auquel on n’a aucunement envie de renoncer à ce tarif. La M8 répond à ce légitime besoin. L’habitacle est plaisant. Vous perdrez bien sûr par rapport à une série 7 plus accueillante. Engoncé dans des sièges typés durs et étroits en assise, écrasé par des flancs proéminents vous vous demanderez pourquoi ? Nous n’avons pas la réponse. Au quotidien c’est gênant. Il faudra vous déshabiller pour pouvoir conduire. Les deux places arrières toutes aussi inconfortables en assises, vous donneront cependant un espace satisfaisant aux jambes et à la tête.

Une fois installé vous apprécierez une ergonomie intelligente et un équipement royal, ultra complet. Le quart d’heure initial passé, nécessaire aux réglages de suspension, de moteur, de boite, d’électronique avec la suppression des dangereuses interventions électroniques. Vous pourrez alors appuyer sur le bouton magique du démarrage. Et là oubliez toutes vos petites contrariétés. La moteur est un V8 de 4,4 litres développant 625ch. Jamais encore BMW n’avait développe un moteur de série aussi puissant. Le couple de 750Nm des 1800 tr/mn emmène cette grande berline de plus de 2 tonnes à 100 km/h en 3,2 secondes. Cela ne serait rien sans l’incroyable mise au point de ce châssis. Voilà une berline basse, dotée de 4 roues motrices intelligentes avec un différentiel actif , des freins carbone, des suspensions précises et fermes (d’où le besoin de sièges conforts), une direction parfaite, capable de vous emmener dans un univers de performance et de sécurité rarissime. Seuls la visibilité laisse à désirer vers les côtés et l’arrière ainsi que les phares peu performants pourront altérer votre plaisir. Ce moteur est un enchantement. Son souffle inépuisable vous emmène bien au-delà de 300 km/h avec une facilité invraisemblable. La voiture est d’une efficacité routière bluffante. Tout se fait avec sureté et facilité. Nous avons parcouru des nationales et départementales de nuit avec la sensation d’être au volant de la voiture du futur. Abattre des centaines de kilomètres de route à plus de 200 compteur relève de la même difficulté que rouler à 80 km/ h avec une berline standard. Rien ne semble venir à bout de cette homogénéité parfaite que rassemble cette voiture.

Il faut être un conducteur lucide. Les 2 tonnes s’oublient parfois... Reste l’intelligence de cette voiture dont le mot compétition parait inapproprié tant elle survole les difficultés de la route avec facilité. Sur autoroute, allemande, la vitesse de croisière s’établie entre 260 et 280 en toute décontraction. A cette allure la M8 compétition est capable de reaccelerer en vous collant au fond du siège. La consommation oscillera entre 11 litres et 30 litres au 100. Mais qu’importe, le malus, la TVS, les 55 CV fiscaux, le tarif de 170 700€, le politiquement incorrect. C’est le prix d’une voiture au nirvana de la technologie.

Louis Daubin

Fiche technique :

-* Moteur : 8 cylindres 4,4 L turbo
-* Puissance : 625 ch. à 6000 tr/mn
-* Couple : 750 NM des 1800tr/mn
-* Vitesse maxi : 310 km/h
-* Consommation : 10,7 L wltp ( 30 L KMS)
-* Emission de Co2 : 244g/km
-* TVS : 5856€/ malus : 30 000€
-* Prix : 170 700€ (essai : 192 950€)

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